07/07/2009

Communiqué

La Journée mondiale contre le sida 2009 amputée sans préavis de la moitié de son budget en Ile-de-France

Le 25 mai 2009, l’enveloppe régionale consacrée aux actions de la Journée Mondiale de lutte contre le Sida du 1er décembre, a été rendu publique. Elle s’élève à 100 000 euros. Cette somme correspond à la moitié du budget par rapport à l’année 2008. Pourquoi le Groupement régional de santé publique (GRSP), financé par l’Etat, les collectivités territoriales et la Caisse d’assurance maladie, a t-il réduit de 50% le budget alloué à cet événement à haute valeur symbolique, censée fédérer et rappeler la volonté politique d’en finir avec la pandémie.

Chaque année, le GRSP dispose d’une enveloppe de fonds publics pour mener à bien divers objectifs de santé publique. Ce ne sont pas moins de 30 objectifs regroupant pathologies ou thèmes tels que cancer, pré-natalité, vieillissement, ou maladies chroniques. La lutte contre le sida est inscrite dans les objectifs 21 et 22 du Programme régional de santé publique, le PRSP.

Pour l’année 2009, le budget global du GRSP Ile de France est de 31 millions d’euros, dont 8,7 millions (28%) consacrés à la lutte contre le sida. Pour la Journée Mondiale de lutte contre le sida (JMS), célébrée chaque 1er décembre depuis 1987, les différents acteurs engagées (associations, services hospitaliers, collectivités territoriales et autres acteurs de la lutte contre le sida) répondent à un appel à projets du GRSP, qui dispose d’une enveloppe dédiée à cet événement, dont le montant est voté par son Conseil d’administration.

Selon la lettre d’appel à projets pour le 1er décembre 2009, on remarque, que le nombre de projets retenus ne cesse d’augmenter 64 en 2006, 89 en 2007, et 121 en 2008. Pourtant le budget en l’Ile de France pour la Journée ne cesse de diminuer depuis 2007. Il était de 250 000 euros en 2007, 200 000 euros en 2008, avant d’être amputé de 100 000 euros pour le 1er décembre 2009.

Alors qu’il s’agit d’une baisse de 50% décidée par le Conseil d’administration, Anne Lemoine-Pape, secrétaire générale du GRSP, évoque une « nécessité de rééquilibrage » sans préciser les motifs qui l’aurait rendu nécessaire.

Francine Bavay, à la fois membre du conseil d’administration du GRSP et vice-présidente du Conseil régional d’Ile-de-France rappelle que « la région est impliquée dans le fonctionnement du GRSP qu’à 1/32e [il y a 32 membres au CA du GRSP — ndlr] et qu’elle finance la lutte contre le sida à hauteur de 4 millions d’euros par l’intermédiaire du CRIPS Ile-de-France (Centre régional d’information et de prévention du sida) ».

À la Direction générale de la Santé, le Dr Bernard Faliu, Chef de bureau infections par le VIH, IST et hépatites, rappelle que « la DGS finance le fonctionnement de nombreuses associations nationales très actives lors du 1er décembre, mais n’a pas de ligne de crédit spécifique pour l’organisation d’actions au cours de la journée du 1er décembre ».

Si le GRSP Ile-de-France regroupe des acteurs étatiques de santé publique, les décisions sont prises au niveau régional. Les dossiers déposés dans le cadre de l’appel à projets sont jugés par un comité technique coordonné par Christine Barbier, chef de projet régional pour le VIH/IST et hépatites à la DRASS (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales). C’est ce comité qui sélectionne les dossiers retenus pour ensuite fixer les montants pour chaque action financée.

Enfin, un autre point a attiré notre attention : en 2007, un budget de 270 000 euros était initialement prévu pour la JMS, mais seulement 244 000 euros auraient été distribués pour 89 dossiers retenus. Où sont partis les 26 000 euros de différence ? En questionnant Anne Lemoine-Pape, on apprend que la différence aurait été reporté pour l’année suivante. Quoi qu’il en soit, dans ce genre d’opération comptable, qui témoigne d’une certaine souplesse dans la gestion des fonds publics, l’argent consacré au sida n’a pas été détourné à d’autres objectifs de santé publique. Il reste donc à savoir ce que sont devenus les 100 000 euros amputés de la Journée mondiale contre le sida...

Arthur Attal et Marjorie Bidault

06/07/2009

Vélib & moi (45)

Un couloir de bus élargi, l'un de ces couloirs de bus qui ont été augmentés d'un bon mètre pour que bus et vélos puissent les emprunter en même temps (d'ailleurs les couloirs de bus non élargis ne sont pas accessibles aux vélos). Sauf que les chauffeurs de bus bien souvent font un complexe de supériorité et s'imaginent qu'ils ont besoin de toute la largeur du couloir pour circuler (c'est comme les mecs à bites taille normale qui demandent à la pharmacienne des préservatifs grand modèle...). Je suis tombé sur un modèle de ce genre ce week-end.

Je pédalais tranquillement sur le couloir de bus élargi, soigneusement rangé à gauche, quand j'entends un coup de klaxon. Je me retourne, je vois le bus qui arrive et qui a largement la place de passer à côté de moi, je l'ignore.

Le bus passe à ma hauteur (donc il avait vraiment la place de le faire CQFD), et là le chauffeur du bus baisse sa fenêtre et me parle. Pour me dire quoi? "Normalement les vélos roulent à droite". Mais de quoi je me mêle?

Je le regarde, et je lui réponds: "je ne roule pas à droite, parce qu'il y a des abrutis qui passent leur temps à me faire des queues de poisson quand je roule à droite." Fin de la conversation.

Je crois qu'il n'a pas aimé ma réponse. Il a accéléré et s'est soigneusement serré à gauche, me barrant le chemin. Après tout, on assume le fait d'être un abruti ou pas.

Mais comme je suis un chieur, j'ai passé le séparateur de file, je suis passé sur la file des voitures pour ensuite me rabattre devant lui (parce qu'en plus, un bus ça ne roule pas spécialement plus vite qu'un vélo!) et c'est fois-ci je ne me suis pas rangé ni sur la gauche ni sur la droite, j'ai roulé au milieu. Non mais oh!

(et puis ne dit-on pas que si on n'est pas certain d'être sur une voie suffisamment large pour être doublé en toute sécurité il vaut mieux éviter de prendre des risques et rouler au centre?)

 

05/07/2009

Scoop!

Cet après-midi il y avait l'assemblée générale annuelle de mon club de course à pied, les Front Runners de Paris, et je suis ré-élu au conseil d'administration, c'est parti pour une nouvelle année. Yippee!

04/07/2009

Question existentielle

Et un pull d'été rayé à rayures roses et rouges dont les rayures sont de la même épaisseur, je le mets dans la pile rose ou dans la pile rouge?

Question existentielle

Un polo turquoise, je le range avec les polos bleus ou avec les polos verts?

03/07/2009

Communiqué du Centre LGBT

Paris le 1erjuillet 2009

Subvention d’état des actions sociales du Centre LGBT IdF intégralement supprimée

Alors qu’à l’occasion de son premier anniversaire rue Beaubourg, la presse a salué unanimement le succès de l’implantation du Centre LGBT Paris IdF dans ses nouveaux locaux, l’état, lui supprime intégralement la subvention de 15 000 euros, allouée pour ses activités sociales.

Depuis l’installation rue Beaubourg, la fréquentation du Centre a explosé et nous accueillons un nombre toujours plus important de personnes sollicitant nos services.

Comme chaque année, nous avons adressé au Groupement Régional de Santé Public de la Région Ile de France, guichet unique regroupant notamment les directions de la DASS et de la DRASS, deux dossiers de demande de subvention.

Un premier dossier pour financer les actions propres à la santé d’un montant de 10 000 euros. Ce financement est bien accordé à hauteur de 9 000 euros, la Région Ile-de-France contribuant pour 2 900 euros.

Un second dossier pour financer les actions sociales du Centre d’un montant de 15 000 euros. Ce financement a été, cette année, purement et simplement et dans sa totalité refusé, notre action n’ayant pas été jugée prioritaire.

Pourtant, l’action sociale du Centre LGBT Paris IdF est primordiale et prioritaire.

Aucune autre structure ne prend en charge les difficultés inhérentes aux discriminations rencontrées par les personnes LGBT.

Ce financement nous permet de proposer aux usagers du Centre un accueil personnalisé au sein de permanences juridique, sociale, aide à l’emploi et psychologique.

En effet, les personnes LGBT fragilisées par un accident de la vie lié à leur orientation sexuelle ou identité de genre, sont souvent confrontées à une homophobie familiale et parfois sont mises à la porte de chez elles ou à une homophobie exercée dans le cadre professionnel.

Elles s’adressent alors au Centre pour y trouver une écoute bienveillante, nos équipes les aident à comprendre leurs droits, à constituer leur dossier et les adressent aux services sociaux. La permanence retour à l’emploi les remet dans le circuit du travail, la permanence sociale leur alloue parfois des tickets pour leur permettre de souffler une nuit ou deux dans un hôtel avant de trouver une place en foyer ou de se nourrir.

Ce financement nous permet aussi de tenir un accueil collectif pour informer et orienter toutes les personnes qui poussent nos portes et se socialisent autour d’un bar associatif tenu par un chargé d’accueil ou assistent aux évènements organisés pour favoriser notamment la prévention, l’échange d’informations et d’expériences.

Si la fréquentation du Centre a plus que doublé dans les nouveaux locaux, les frais également ont fortement augmenté, le loyer annuel est de 65 000 euros, il vient d’augmenter de plus de 900 euros par an ; nous embauchons 4 salariés à temps partiel ; tout ceci est indispensable à l’hébergement de nos 65 associations membres et au bon déroulement de tous nos projets santé et sociaux.

Nous ne parvenons à comprendre la logique qui a prévalu à ce choix. Pourquoi financer régulièrement un lieu tel que le Centre et alors qu’il fédère toujours plus d’associations LGBT hébergées et reçoit toujours plus de public, subitement,décider, non pas de réduire, mais de supprimer l’intégralité du financement de ses actions sociales ?

Cette décision compromet l’équilibre budgétaire du Centre ;le GRSP ne se demande pas une seconde comment nous allons maintenir et développer nos actions et projets sociaux ainsi que les postes des deux salariés à temps partiel qui aux côtés des équipes de bénévoles nous aident à tenir le Centre ouvert chaque jour et à accueillir le public.

Nous nous interrogeons aussi sur la cohérence et la rationalité de l’ensemble du dispositif de financement du GRSP. Il nous semble pour le moins paradoxal de mettre en difficulté la structure qui héberge régulièrement ou ponctuellement certains des projets retenus par le GRSP cette année, si nous ne pouvons assurer les frais de structure et de personnel qui sont les nôtres, ces projets seront voués à l’échec. Ce saupoudrage est préjudiciable à une politique maîtrisée et efficace des projets associatifs.

Nos interlocuteurs au GRSP nous ont assurés que cette décision ne valait que pour cette année, certes, mais ont-ils seulement compris à quel point ils allaient nous rendre l’année 2009 plus compliquée que prévu ?

Nous nous insurgeons contre la politique d’attribution des subventions par l’état. Il ne prend pas en charge directement la lutte contre les discriminations ou les actions de réparation des conséquences des discriminations sur la santé et les conditions de vie des personnes discriminées, mais compte sur les associations pour le faire à sa place.

Alors nous considérons que les structures associatives qui elles assument ce travail doivent être financées de façon pérenne et cohérente au lieu d’être constamment soumises aux fluctuations de décisions arbitraires qui compromettent leur équilibre financier et leur développement.

Christine Le Doaré
Présidente du Centre LGBT Paris IdF

02/07/2009

Photo

Et là, vous me croyez quand je dis que je suis gros?

(la photo a été prise par Olivier Autissier à la Marche des Fiertés de ce week-end)

GayPride1

01/07/2009

Chocolat & pâte d'amandes

Il y a des gens qui arrivent sur mon blog avec l'espoir d'y trouver des recettes de gâteau au chocolat ou au café. Ils repartent déçus. Pourtant j'aime le chocolat, les gâteaux au chocolat, et ils m'arrivent même d'en faire. Alors voici la recette du dernier gâteau au chocolat que j'ai fait, un gâteau à la pâte d'amandes et aux pépites de chocolat. C'est très facile, et c'est très bon! (enfin, en général les gens disent qu'ils aiment, et il y a même des gourmands qui se forcent à en reprendre).

Les ingrédients: 115g de beurre mou, 150g de cassonade, 2 oeufs, 3 cuil à soupe de cacao en poudre, 150g de farine, 130g de pâte d'amandes, 4 cuil à soupe de pépites de chocolat noir.

Vous êtes prêts? D'abord mettez le four à chauffer à 180°C, on ne met jamais un gâteau dans un four froid. Beurrez un grand moule à cake (et garnissez-le de papier sulfurisé s'il n'a pas un revêtement anti-adhésif, il paraît que ça existe encore). Et après on prépare la pâte.

Dans un récipient, travaillez le beurre coupés en dés avec le sucre jusqu'à ce que le mélange devienne mousseux. Puis ajoutez les oeufs un par un en fouettant soigneusement pour bien amalgamer. Enfin tamisez le cacao et la farine sur le mélange et incorporez jusqu'à obtention d'une pâte homogène.

Coupez la pâte d'amande en petits morceaux. Mélangez avec les pépites de chocolat (si vous n'avez pas de pépites de chocolat, essayez avec une plaquette de chocolat coupée en petits morceaux, ça le fait aussi, et les morceaux plus épais peuvent rajouter des épisodes fondants à votre gâteau), mettez  en peu de côté pour la garniture et incorporez le reste dans la pâte.

Ensuite on met la pâte dans le moule, on parsème avec le mélange morceaux de pâtes d'amandes et pépites de chocolat, et on enfourne pour 45 / 50 minutes. Pendant ce temps on peut lécher les plats avec les doigts, j'adore faire ça.

Le gâteau est cuit quand la pâte est ferme au toucher. Laissez refroidir avant de démouler. Ensuite il ne reste plus qu'à l'amener à vos voisins ou vos collègues de bureau, parce que ce n'est pas bon pour votre ligne svelte.

30/06/2009

Criminel

L'été, la chaleur, les nuits sans sommeil où on se promène à la recherche d'un peu de la fraîcheur qui nous a manqué dans la journée, les errances nocturnes dans les parcs et jardins.

Quasi obscurité. Il me tend son cul, j'en déduis qu'il veut que je l'encule. Mais pas si vite mon bonhomme, d'abord je sors une capote de ma poche et je l'enfile.

Curieusement, une fois la capote enfilée, il se retourne, pris d'une soudaine envie de me sucer. Je le laisse faire, mais j'ai l'impression qu'il essaie de me retirer la capote. Encore un qui veut se faire enculer sans capote? Je tiens fermement la capote à la base quand soudain je hurle tandis qu'il se confond en excuse. L'idiot m'a mordu!

En fait je suis convaincu qu'il a simplement essayé de déchirer la capote avec ses dents pour qu'ensuite je l'encule avec l'impression d'être protégé alors que la capote sera déchirée. Et je trouve ça profondément criminel. Malheureusement il n'est pas le seul à faire ce genre de sale coup.

En l'occurrence ça n'a pas marché avec moi, je me suis rhabillé et je me suis cassé. N'empêche ça ne m'était jamais arrivé avant, mais ça fait vachement mal un coup de dent sur un sexe en érection.

Je peux comprendre qu'on ait envie de baiser sans capote, d'ailleurs ça m'arrive aussi parfois (mais en toute connaissance des choses, quand mon partenaire sait que je suis séropositif et que je sais qu'il l'est aussi), mais c'est un choix. Par contre si j'enfile une capote et qu'elle est sciemment coupée et que je ne le sais pas, ou que le mec qui m'encule fait exprès de la déchirer avant de me la mettre dans le cul, pour moi c'est un acte criminel, quelque chose que je ne peux pas cautionner.

On ne le dira jamais assez: utilisez vos propres préservatifs, sortez les vous même de leur emballage, et veillez à leur intégrité pendant tout le temps que durera votre performance. Et n'oubliez pas que le sida tue toujours, et qu'une MST ça n'est jamais très agréable non plus.

29/06/2009

Fin de Gay Pride (suite)

Voici un article trouvé sur le site de têtu ce lundi 29 juin concernant les incidents de la fin de la Marche des Fiertés hier:

Gay pride: entre les Panthères roses et Gaylib, la guerre continue

Des militants des Panthères roses et d'autres associations ont bloqué le char de Gaylib, samedi à la Marche des fiertés. L'affrontement a dégénéré et, aujourd'hui, accusations et menaces de plainte fusent.

Cette année encore, Gaylib, mouvement affilié à l'UMP, aura vécu une gay pride agitée. Samedi, son char a été bloqué pendant presque deux heures sur le boulevard Henri IV, peu avant la place de la Bastille, point d'arrivée du cortège. Pour l'empêcher de passer, des dizaines de militants des Panthères roses et d'autres associations de gauche se sont allongés par terre. Leur mot d'ordre n'a pas changé: un mouvement solidaire d'un «gouvernement et d'un parti homophobes» n'a pas sa place à la marche des fiertés.

Intervention musclée
« Nous avons été victimes d'une agression scandaleuse, estime aujourd'hui Stéphane Dassé, porte-parole de Gaylib. C'est une atteinte à notre liberté d'expression, à notre droit de manifestation et à la démocratie ».

Après une heure et demi de face à face entre les deux camps, la situation a dégénéré. Des policiers en civil sont intervenus pour disperser les bloqueurs. Et l'intervention aurait été particulièrement musclée: «Deux personnes, une femme noire et un homme d'origine maghrébine, ont été frappées et plaqués au sol. Un homme qui essayait de les séparer a reçu un grand coup dans la figure. Ensuite, les deux personnes victimes de violence ont eu droit à un contrôle d'identité», racontent les Panthères roses. Mais le déroulé exact des événements reste difficile à établir. «C'était un moment de confusion», admet l'association. Du côté de Gaylib, on estime que «la police a fait son travail».

«Diffamation»
Peu après, à la demande de l'Inter LGBT, Gaylib a dû quitter le cortège, pour laisser les chars suivants rejoindre la Bastille.

Dans un communiqué diffusé hier, les Panthères roses dénoncent une agression raciste, et se disent choquées et «indignées par la violence qui s'est exprimée à la marche des fiertés, du fait de la présence d‘un parti méprisant et violent contre les trans, les gouines et les pédés.» Gaylib déplore également cette altercation, et ne compte pas en rester là. «Les accusations des Panthères roses sont inadmissibles et ne resteront pas sans suite, prévient Stéphane Dassé. Nous n'excluons pas le dépôt d'une plainte pour diffamation.»

NDLR: je découvre en lisant ce texte que ce sont donc des policiers en civil qui sont intervenus pour rétablir l'ordre. Je suis effaré de lire que Gaylib estime que "la police a fait son travail". Je ne comprends pas que les policiers utilisent la violence pour faire leur travail, et je ne comprends pas non plus qu'ils ne puissent pas agir en tenue officielle mais en civil alors qu'il y avait des forces de l'ordre en tenue pas très loin. Malheureusement ce n'est pas la première fois que je lis que des incidents violents ont eu lieu dans des manifestations et mettant en cause des policiers en civil. Quant à la stigmatisation des gens d'origine ethnique visible, il suffit d'ouvrir les yeux pour la constater. La démocratie va mal dans mon pays...

Pardon

Elle se plante devant moi et me dit "pardon" de façon peu amène, me faisant comprendre qu'elle veut s'assoir sur le fauteuil devant lequel je suis debout. Sauf que quand je me retourne je constate qu'il y a toute une rangée de fauteuils vides. La madame a des problèmes psychiques ou c'est moi qui suis parano?

28/06/2009

Fin de Gay Pride

Hier pour la première fois j'ai participé à la gay pride à titre non-individuel; j'étais sur le char de la FSGL, je portais les couleurs de mon association de course à pied, les Front Runners, et j'avais des pom pom à la main.

Je suis parti assez tard du boulevard Montparnasse. En fait je m'étais même demandé si nous serions partis au moment des minutes de silence en mémoire des disparus emportés par le sida. Nous étions partis, mais de peu. Et de toute façon le DJ qui mettait l'animation sur le char était tellement doué qu'il a juste oublié qu'à 16h30 il fallait qu'il arrête sa musique, il a fallu lui crier dessus pour qu'il le fasse.

Par contre je ne suis jamais arrivé à Bastille. Nous venions de passer le pont de Sully quand la marche s'est arrêtée devant nous, et nous sommes restés sur place pendant.... je ne sais pas combien de temps. A dix-neuf heures nous en avons eu marre d'être sur place, nous avons rangé nos pom pom et pliés bagage. Je n'ai sû que plus tard que le char de Gay Lib avait été bloqué par les Panthères Roses. Sinon j'aurais moi aussi été m'allonger devant le char, parce que je soutiens complètement leur action.

Par contre ce n'est que ce midi que j'ai découvert par hasard que la fin avait mal tourné. Ci-dessous un communiqué des Panthères Roses:

"Violence à la marche des fiertés, l’ump-gaylib montre son visage.

"Une violente altercation a eu lieu à la fin de la marche des fiertés ce samedi 27 juin, vers 20h. Une dizaine de gros bras armés de matraques ont tenté de s’en prendre aux manifestantEs qui s’opposaient au passage du char de gaylib. Une personne n’a pu leur échapper, a été plaquée au sol et a pris de violents coups à la poitrine et à la tête portés par plusieurs hommes pendant que d’autres l’immobilisaient. Difficile de savoir s’il s’agissait de nervis ou bien de policiers en civils.

"Des personnes qui ont tenté de s’opposer ont été frappées ou menacées par ces hommes qui peinaient à contrôler leur haine. La personne tabassée étant noire, nous y voyons en plus l’expression directe du racisme, d’autant qu'autour d'elle (au moment des faits) de nombreuses personnes blanches n'ont rien subi et que de plus, rien ne prouve que la personne agressée ait participé à la manifestation contre la présence de l’ump à la marche. Ce grave événement confirme s’il en était encore besoin que l’ump crée l’insécurité partout où on lui laisse un espace. Les Panthères roses se sont expliquées longuement avant la marche sur leur incompréhension de la présence d’un parti ouvertement contre l’égalité des droits à la marche des fiertés. Nous comprenons la colère des manistestantEs qui ont obtenu au bout de deux heures et malgré l’obstination de gaylib leur départ du cortège.

"Les Panthères roses sont indignéEs par la violence qui s’est exprimée à la marche des fiertés du fait de la présence d‘un parti méprisant et violent contre les trans, les gouines et les pédés."

Et je me pose la question suivante: est-ce que les personnes LGBT vont enfin se réveiller, se rendre compte que leurs droits à l'égalité sont tous les jours bafoués, qu'on ne les supporte que quand elles se conforment à la norme silencieuse, et qu'il reste encore bien des batailles à engager si on ne veut pas revenir en arrière? Qui n'avance pas régresse dit-on. C'est quoi les avancées des LGBT depuis que la droite est au pouvoir?

Tracas jardiniers

Quand j'ai arrosé les fleurs sur ma fenêtre, j'ai constaté qu'il y avait plein de tiges cassées et de fleurs arrachées, je me suis dit que l'orage de la nuit avait vraiment été violent. Sauf que cette fenêtre se trouve sous l'avancée du balcon du voisin de dessus et qu'elle est rarement atteinte par la pluie (à moins qu'il n'y ait beaucoup de vent et qu'il pleuve de travers).

Je me suis dit alors qu'un pigeon avait peut-être essayé de se poser dans ma jardinière. Mais c'est étonnant, il y a rarement des pigeons dans ma cour.

Puis j'ai vu sur mon carreau une belle marque ronde avec un patchwork de losanges, la réponse était sous mes yeux: un ballon!

(pourtant j'habite à l'étage)

27/06/2009

Communiqué de l'Inter-LGBT

1969 – 2009 : FIER-E-S DE NOS LUTTES, À QUAND L’ÉGALITÉ RÉELLE ?

Une marche festive, commémorative et revendicative


Quarante ans après Stonewall, un demi-million de personnes sont attendues demain, samedi 27 juin, pour une nouvelle édition de la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans. Cette année encore, la Marche promet d’être tout autant festive que revendicative. Reposant à 100% sur le bénévolat, non subventionnée, peu sponsorisée, cette marche s’inscrit dans une histoire des luttes que nous revendiquons pleinement.

Avec pour mot d’ordre « 1969 – 2009 : Fier-e-s de nos luttes, à quand l’égalité réelle ? », l’Inter-LGBT consciente de ce que les lesbiennes, les trans, les bis, et les gais doivent aux mouvements féministes et aux luttes des lesbiennes et des trans, fière de cette histoire collective, souhaite attirer l'attention sur la nécessité de faire avancer l'égalité des droits pour les LGBT, mais aussi s'adresser à la société tout entière pour mieux faire connaître le vécu des lesbiennes, des transsexuel-le-s et des homosexuels dans la France d'aujourd'ui. Elle souhaite aussi rappeler que dans 75 pays encore, homosexualité et transidentité sont pénalisées, voire, pour cinq d'entre-eux, punies de mort. Enfin, les trois minutes de silence observées par l’ensemble de la marche à 16h30, en hommage aux victimes du SIDA et à leurs proches, sont aussi le vecteur d'une nécessaire prise de conscience que l'épidémie n'est pas terminée, loin s'en faut. Avec un tiers des nouvelles contaminations en France, les gays restent particulièrement affectés.

La présence à la Marche des Fiertés LGBT de Liza MINELLI qui, à l'occasion de son passage à Paris au Palais des Congrès pendant sa tournée européenne, a souhaité être à nos côtés pour assurer de son soutien nos luttes pour l'égalité des droits et contre les discriminations est pour nous un grand honneur et un grand bonheur, qui nous va droit au cœur. Après les prises de parole associatives qui commencent à 13h30, elle fera un discours à 14h sur le podium situé place du 18 juin 40, et annoncera le départ du cortège.

Dans la nuit du du 27 au 28 juin 1969, à New York, dans un bar homosexuel du Greenwich Village, The Stonewall Inn, une émeute éclata entre les forces de police et la clientèle du bar, composée de gays et de drag-queens.Ces émeutes et leurs commémorations annuelles suivantes marquèrent une étape importante en matière de symbole de l'émancipation des homosexuels, des lesbiennes et des transsexuel-le-s. Elles sont précurseur de ce qui deviendra la gay pride (fierté gay), puis la lesbian and gay pride, et en France la Marche des Fiertés LGBT. C’est en hommage à cette émeute que de nombreuses marches des fiertés LGBT dans le monde ont lieu le dernier week-end de juin. En France, parallèlement, à la fin des années soixante, les luttes féministes inclurent très vite les combats contre l'homophobie et la lesbophobie et les féministes, lesbiennes ou non, furent aux avant postes des luttes LGBT.

La lutte contre les discriminations nécessite la lutte contre les préjugés. Combien d’hommes, de femmes hésitent à faire connaître leur homosexualité dans leur environnement familial, professionnel ou au sein de leurs activités de loisirs ? Comment les lesbiennes, les transsexuel-le-s, les bisexuel-le-s, les homosexuels sont-ils perçus dans l’espace social ?  Comment vivre son homosexualité ou sa transidentité sans risquer d'être agressé ? Le mal-être d'une partie des LGBT dans leur quotidien, dû aux agressions ou à la stigmatisation dont ils font l'objet, témoigne de la nécessité de lutter toujours et encore contre l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie ou la transphobie.

Malgré un gouvernement qui refuse le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels, refus revendiqué par Nicolas SARKOZY pendant sa campagne pour les présidentielles, l’Inter-LGBT maintient la pression pour faire avancer les droits des LGBT jusqu'à l'égalité. Le gouvernement, appuyé par la majorité présidentielle, acceptera-t-il d’enfin de reconnaître la réalité sociale de nombreuses familles homoparentales, pour leur donner la sécurité juridique qu’elles méritent ? L’avant-projet de loi d’un statut du tiers ressortira-t-il des tiroirs de la commission parlementaire Léonetti, que l'Inter-LGBT a rencontré hier et, si oui, y maintiendra-t-il les avancées que nous avions soulignées ? Les revendications fortes des trans, après l'annonce saluée de déclassification de la transsexualité des maladies mentales, seront-elles entendues, qu'il s'agisse de l'accès au changement d'état civil sans nécessité de réassignation sexuelle chirurgicale obligatoire ou d'un accès facilité à un parcours de soin où les personnes prennent toute leur place ?

Même si le gouvernement vient d'accomplir un geste fort pour l'égalité , que l'Inter-LGBT salue avec vigueur pour l'avoir porté à de nombreuses reprises et encore récemment auprès des pouvoirs publics, en accordant enfin la transmission du capital décès dans la fonction publique d'Etat et hospitalière, à l'instar de ce qui se fait déjà dans le régime général et la fonction publique territoriale, la revendication d’égalité subsiste en matière de pension de réversion, de congés pour événements familiaux, de signature en mairie et d’acquisition de la nationalité, mise à égalité promise par Nicola SARKOZY pendant sa campagne pour les élections présidentielles ?

Pendant cette campagne, Nicolas SARKOZY avait également déclaré : «si vous êtes persécuté pour votre orientation sexuelle, vous devez pouvoir bénéficier du droit d’asile », et il ajoutait : «les critères de l’OFPRA doivent donc pouvoir évoluer sur ce point ». Il concluait « Être persécuté en raison de sa sexualité, c’est choquant et inadmissible. La France doit faire sienne cette position chaque fois qu’un homosexuel est martyrisé parce qu’il est homosexuel ».

La réalité française est plus crue, et à l'heure où est écrit ce communiqué, des personnes sont en centre de rétention administrative et s'apprête à subir une expulsion contrainte, vers des pays où l'homosexualité et la transidentité sont punies. Il est temps que cesse ce scandale !

L’Inter-LGBT tient pour feuille de route les engagements de Nicolas Sarkozy, candidat en 2007 devenu Président de la République. Ceux-ci arrivent au compte-goutte. Il est temps d'accélérer le mouvement.

(NDLR: pour ceux qui l'ignorent encore, l'Inter-LGBT est entre autre l'association qui organise la Marche des Fiertés)

26/06/2009

Dieu est mort?

Impossible de ne pas le savoir: Michael Jackson est mort. Soit.

Depuis ce matin, je n'entends que ça partout. Mickael Jackson est mort, un génie nous a quitté, comment va t-on pouvoir continuer à vivre sans lui? N'est ce pas du grand n'importe quoi? Je n'ai pas le souvenir que de son vivant on le trouvait si génial.

Quelqu'aient été ses immenses qualités, ce n'était qu'un homme comme les autres, condamné à mourir un jour. En fait je trouve que les média deviennent vraiment n'importe quoi. Un jour on nous parle toute la journée d'un Frédéric Mitterrand, le lendemain de Mickael Jackson, mais impossible de savoir ce qui se passe en Iran ou ailleurs dans le monde. C'est ça l'info?

25/06/2009

Ridicule

Comment peut-on essayer un seul instant de nous faire croire que François Frédéric Mitterrand est un homme de gauche? Parce qu'il s'appelle Mitterrand? Si les opinions politiques étaient des héritages génétiques, ça se saurait.

(perso dans ma famille nous sommes quatre enfants, deux qui votent à gauche, deux qui votent à droite, pourtant nous portons tous le même nom)

24/06/2009

Ouverture à la romaine

Frédéric Mitterrand ministre dans un gouvernement de droite où les homosexuels ne sont pas en odeur de sainteté, c'est assez déroutant. Je suppose que le monsieur va s'empresser d'arrêter sa chronique dans Têtu où il nous narrait ces émois sexuels...

23/06/2009

Garçon du soir, espoir?

Mardi soir, dix-huit heures trente, rue des Poissonniers. Je viens de poser mon vélib à une station et je descends la rue qui me ramène chez moi. Un joggueur arrive sur le trottoir devant moi, short noir et tee-shirt bleu céruleum. Arrivé à mon hauteur il lève les yeux et nos regards se rencontrent, et c'est le choc: il a de superbes yeux, des éclats de vert et de marron du plus bel effet, une flèche de Cupidon me transperce tandis que ses cheveux noirs en pleine santé fouettent son visage pur.

Il passe, je me retourne, il se retourne, embrasement.

Je fais un mètre et me retourne à nouveau au moment où il se retourne aussi. La tête me tourne, j'ai des palpitations, qui m'a mis cet ange sur mon chemin?

J'essaie de garder ma contenance, je refais deux mètres, mais ne peux m'empêcher de me retourner pour voir que lui aussi venait de me jeter un dernier regard.

Et puis nous continuons chacun notre chemin, une avancée sur le trottoir nous empêchant maintenant de nous voir, ainsi va ma vie, une suite de regards échangés et d'embrasements qui ne sont que des feux de paille sans suite...

Garçon du matin, perlimpinpin

Métro Marcadet-Poissonniers, ce mardi matin, six heures. Je passe mon ticket (oui, vu le peu de fréquence avec laquelle je prends le métro j'utilise encore des tickets) dans le portillon et descend les marches qui mènent vers le quai. Dans mon champ visuel j'aperçois une silhouette masculine avec de beaux cheveux noirs (oui, j'avoue être sensible aux cheveux) épais et touffus. Je ne peux m'empêcher de remarquer cette tête.

Je passe devant le jeune homme, et là c'est le choc: il est carrément à mon goût. Trouble, émoi, mon coeur palpite, des lucioles scintillent, je continue imperturbable mon chemin sur le quai juqu'à hauteur de la troisième voiture. Curieusement quand le métro arrivera cinq minutes plus tard, le monsieur aura parcouru la moitié du quai et se trouvera juste derrière moi quand les portes de la rame s'ouvriront. Il sera assis en face de moi.

Sourcils charbonneux, regard sombre et lèvres purpurines. Mais jamais un regard franc les yeux dans les yeux. Est-ce que je me fais des idées? Il sort son téléphone, je me dis qu'il va noter mon numéro de téléphone, mais non, je me fais mon cinéma, il le consulte et le remet dans son sac. Un regard surpris cependant quand je me lèvre précipitamment deux stations plus loin à Gare du Nord.

Aurais-je dû attendre sur le quai qu'il m'y rejoigne? Ce n'était pas possible. J'avais un train à prendre pour Limoges et il n'était pas envisageable que je le manque. Du coup j'ai raté l'homme de ma vie, elle est pas bête la vie? Peut-être que j'aurais dû rater mon train, ma réunion à Limoges valait-elle vraiment ce sacrifice? Je ne le saurais jamais.

22/06/2009

Petite vérité

Dans le film "Tellement proches" il y a un truc que j'ai beaucoup aimé, tant je le trouve caricatural mais pourtant vrai: l'impossibilité à tout blanc moyen de prendre au sérieux un homme noir et de penser qu'il puisse être qualifié. Dans le film il y a un grand noir qu'on prend tour à tour pour un livreur, un infirmier, un manoeuvre, bref toutes sortes de postes subalternes.

Dans ma vraie vie à moi que j'ai, il m'arrive très souvent que les gens ne me prennent pas au sérieux à cause de ma couleur de peau, je n'ai pas eu d'autre choix que de m'y habituer. Il y a des jours où ça m'énerve, et des jours où ça m'amuse.

L'auteur

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