La première chose que j'ai vue en sortant du métro à Barcelone, c'était la façade de la Casa Batllò (photo à venir sur mon blog photo). J'ai tout de suite su où j'étais. En fait c'est très pratique toutes ces fantaisies architecturales, ça permet aux touristes de se repérer sans avoir à chercher les noms des rues.
D'autant plus que les rues sont parfois très longues et que le simple nom de la rue ne suffit pas toujours pour savoir où aller. Par exemple la pension où j'ai dormi était sur la Gran via des los corts catalanes, une artère qui traverse toute la ville d'un bout à l'autre. Heureusement que j'avais regardé où j'étais avant...
C'était une pension gay. C'est la première fois que je voyage gay. En fait c'est la même chose qu'ailleurs, sauf qu'on ne croise pas au petit déjeuner de familles avec enfants qui vous braillent dans les oreilles. Les autres couples, quand il y en a, sont des couples masculins, et ça a un petit côté rassurant. De même qu'il y a un côté rassurant à voir qu'on n'est pas le seul con au monde à voyager seul, on se sent moins isolé, on se dit qu'on n'est pas le seul laideron sur terre à être encore célibataire. Ca rassure de voir qu'il y a d'autres éternels insatisfaits que soi.
Et en plus on vous donne des informations sur la ville que vous seriez bien en peine de trouver ailleurs (vous pensez qu'à l'hôtel du coin on pourait vous dire où se trouve la dernière boîte à la mode ou le bar du quartier où vous pouriez croiser d'autres semblables?).
La pension où j'étais était tenue par un couple de français, et avait une clientèle presque exclusivement française. C'était comme une oasis au milieu du désert. Après des heures à entendre des gens parler dans une langue incompréhensible et bruyante, enfin on pouvait échanger trois mots avec quelqu'un sans craindre de ne pas être compris ou de ne pas comprendre. Un réel soulagement.
C'est la première fois que je fais cette expérience de voyager dans un pays où je ne comprends rien de rien, où même les affiches sur les murs ou sur les bus me sont incompréhensibles. Je ne pensais pas que ça me gênerait autant. Et je suis content d'avoir pu trouver cette pension et gay et française. Je crois que j'aurais détesté mon séjour autrement (ce qui n'est pas le cas, je pense même que je reviendrai avant la fin de l'année).
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