Vous avez tous entendu parler de cette affaire déplorable d'une équipe de foot de Créteil qui a refusé de jouer contre une équipe de foot portant le nom de Paris Foot Gay, parce que le Gay était de trop à leur goût? Malheureusement pour eux l'histoire est sorti dans la presse, tout le monde en a parlé, et ces messieurs de Créteil n'ont pas supporté qu'on puisse dire d'eux qu'ils étaient homophobes (bah oui, on peut ne pas aimer les homos et ne pas avoir envie que son voisin le sache, qu'est-ce qu'on répond à son fils qui en rentrant de l'école demande "papa à l'école on dit que tu veux pas jouer au foot avec les gays.."?).
Donc ils ont pris un avocat pour dire haut et fort qu'ils n'étaient pas homophobes (non, c'est juste qu'ils n'aiment pas le mot gay) et que finalement ils étaient prêts à le jouer ce match. Quoi qu'il en soit, ils ont quand même étaient sanctionnés par la commission Football Loisir. Mais un match de gala où ils joueront ensemble (les messieurs de Créteil avec les gays!) contre une équipe de célébrités aura lieu. Tout est bien qui finit bien? Merci en passant à Vikash Dhorasso et Lilian Thuram pour leur implication continue à lutter contre la connerie ambiante dans le monde du foot (et ailleurs).
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Communiqué (je n'ai pas les références)
Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris, a annoncé jeudi un prochain "match de gala entre une équipe de joueurs du Paris Foot Gay et de Créteil Bébel contre une équipe de personnalités". Au cours d'un point presse avant le conseil de Paris de lundi prochain, Ian Brossat a précisé que ce match devait avoir lieu le 14 novembre au stade Charléty (XIIIe). "C'est un beau symbole de faire jouer ensemble le Paris Foot Gay et Créteil Bébel contre des personnalités. C'est un bel épilogue après un épisode qui n'était pas très glorieux", a-t-il dit après le refus du club de Créteil Bébel de jouer un match contre le PFG pour une raison de "principes". Le Paris Foot Gay avait dénoncé une décision homophobe du club de Créteil, équipe de musulmans pratiquants. M. Brossat a précisé que les footballeurs Vikash Dhorasso et Lilian Thuram devraient figurer parmi les personnalités de l'équipe adverse à celle du Paris Foot Gay et du Créteil Bébel.
Voici une jolie conclusion pour un épisode plutôt lamentable d'homophobie dans le sport. Mais cet exemple visible et médiatisé ne doit pas faire oublier les nombreuses agressions verbales ou physiques qu'il est moins aisé de dénoncer systématiquement, comme le rapporte l'entraineur de Paris Foot Gay :«On n’ose pas se lancer dans le championnat officiel de la FFF. On sait que là, on nous attend au tournant pour "casser du PD"…»
Il est à noter qu'auparavant, la Commission Football Loisir avait pris la décision d'exclure le club de Créteil de son championnat, comme le rappelle l'article suivant
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Article France Soir, mercredi 14 octobre 2009
Le club de Créteil Bébel, qui avait refusé début octobre de jouer un match contre le Paris Foot Gay "par principe", a été exclu de la Commission Football Loisir (CFL), a indiqué celle-ci mercredi sur son site Internet.
Les deux équipes devaient disputer un match le 4 octobre. Mais la veille, le Paris Foot Gay (PFG) avait reçu un mail de l'équipe adverse disant: "Désolé, mais par rapport au nom de votre équipe et conformément aux principes de notre équipe, qui est une équipe de musulmans pratiquants, nous ne pouvons jouer contre vous, nos convictions sont de loin plus importantes qu'un simple match de foot, encore une fois excusez-nous de vous avoir prévenu si tard".
Le Paris Foot Gay avait dénoncé une décision homophobe du club de Créteil, ce que ce dernier avait contesté. Son dirigeant, Zahir Belgharbi, avait expliqué que pour lui, c'est "le nom" du PFG qui posait problème et pas que l'équipe compte des homosexuels dans ses rangs. Samedi, les joueurs du Créteil Bébel s'étaient à nouveau défendus dans un communiqué transmis par leur avocate, Me Bénédicte Puybassant, expliquant qu'ils avaient refusé de jouer le match "par crainte de subir une instrumentalisation de la part de ce club mettant en avant l'homosexualité de ses joueurs".
"Nous avons renoncé à cette rencontre, non pas par homophobie (...) mais tout simplement parce que le nom de ce club ne nous semblait pas refléter notre vision du sport, qui est pour nous exempte de toute revendication communautariste, ethnique ou religieuse, ou liée à une quelconque orientation sexuelle", précisaient les joueurs, affirmant regretter cette décision et souhaitant jouer le match.
Des explications qui n'ont pas convaincu la Commission Football Loisir et son comité directeur qui se sont prononcés pour l'exclusion de son championnat de l'équipe cristollienne.
Le seul point "heureux" que je vois dans cette histoire est l'indignation que cette homophobie a causé.
Pour ce qui est du match de gala, il s'agit juste d'une rustine de communication. J'ai du mal à croire qu'on puisse passer de l'homophobie à une attitude gayfriendly en quelques semaines.
Alors "fin heureuse ?". On va dire en effet qu'il s'agit d'une interrogation rhétorique.
Rédigé par: orpheus | 18/10/2009 à 15:07
Un pas en avant, un pas en arrière. C'est le dernier rebondissement dans le feuilleton de la rencontre manquée entre le Paris Foot Gay et le Créteil Bébel. Ces derniers ne joueront finalement pas le match de gala qui devait clore la polémique en rassemblant sous les mêmes couleurs des joueurs des deux équipes.
Incertitude pendant plusieurs jours
Leur participation à ce match avait pourtant été annoncée jeudi par Ian Brossat, président du groupe communiste au conseil de Paris. Un peu vite sans doute, puisque les dirigeants du Paris Foot Gay faisaient savoir quelques heures plus tard qu'ils n'étaient pas en mesure de confirmer la nouvelle. Même si l'idée avait apparemment recueilli l'accord de principe du Créteil Bébél, comme le président du PFG l'indiquait à TÊTU.
La même incertitude a régné au cours des jours suivants, jusqu'à aujourd'hui où le club annonce dans un communiqué le désistement du Créteil Bébel. «Contrairement à ce que nous espérions, les joueurs de Créteil Bébel viennent de nous annoncer qu'ils refusaient de jouer, sous le même maillot que nous, un grand match contre les discriminations, tel que nous leur avions proposé, en guise d'apaisement. Ce refus, après plusieurs jours de silence et de signes contradictoires, en dit long sur les raisons profondes qui les avaient conduit à refuser de joueur contre nous un simple match de football.», affirme le PFG.
Match à Charléty
«Nous prenons donc acte du désir des joueurs de Créteil Bébel de retourner au plus vite dans l'anonymat qu'ils n'auraient jamais dû quitter», poursuit le communiqué, qui précise que le PFG ne portera pas plainte au pénal comme il l'avait un temps envisagé, pour le refus du match de ligue CFL, à l'origine de toute la polémique. La veille de la rencontre prévue le 4 octobre, les dirigeants du club de Créteil avaient prévenu l'équipe parisienne qu'en tant que «musulmans pratiquants», ils ne pouvaient pas jouer contre elle. Le Paris Foot Gay avait alors dénoncé une décision «homophobe».
MISE À JOUR: Le président du Créteil Bébel, Zahir Belgharbi, contacté par l'AFP, a expliqué que le club amateur s'était dissous après que la Commission football loisir (CFL) eut décidé mercredi soir de l'exclure de sa ligue. M. Belgharbi a également affirmé ne jamais avoir été sollicité pour jouer un match sous les mêmes couleurs que le PFG. «Nous n'avions rien a gagner à aller jouer ce match avec des "people" devant tous les médias. Nous préférons rester dans l'anonymat», a-t-il précisé.
Le match de gala, annoncé par Ian Brossat, aura quand même lieu, le 14 novembre au stade Charléty à Paris. Et c'est donc seul que le PFG affrontera une équipe de personnalités réunies contre l'intolérance.
Rédigé par: Rocambole | 18/10/2009 à 17:30