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07/10/2008

Vélib & moi (36)

Quand je roule sur la route et qu'au croisement d'un passage piéton où le petit bonhomme est rouge je me fais enguirlander par la personne qui traverse la rue, c'est moi qui ne connaît pas mon code de la route ou c'est cette personne qui est simplement conne?

03/07/2008

Vélib & moi (35)

Je crois que je ne m'y ferais jamais. Ca fait bientôt un an que les utilisateurs de vélib se promènent en masse sur les routes, et pourtant les autres utilisateurs de la rue ne l'ont toujours pas intégré dans leur conduite. Les contre-sens sur sens unique, c'est clairement un truc que les conducteurs de voitures & autres n'ont toujours pas intégrés.

Pratiquement tous les matins quand je descend la rue du Faubourg Saint-Denis, qui est une voie à sens unique pour les voitures et camions, je dois me battre avec les gens qui arrivent en face pour qu'ils me laissent un peu de place sur mon contre-sens, pourtant matérialisé au sol par de jolis pictogrammes représentants des vélos.

Ce matin encore, il y avait un énorme camion qui arrivait en face de moi. Il avait la place de serrer sur sa droite (pour ne pas obstruer mon passage), mais il a ostensiblement serré sur sa gauche. Par contre il n'était pas question que je roule sur le trottoir à cause d'un abruti qui ne sait pas conduire. J'ai donc immobilisé mon vélo sur la voie, et j'ai attendu. Evidemment il a été obligé de se remettre sur sa voie. Mais il y a encore eu des échanges de noms d'oiseau quand nous nous sommes croisés. C'est lassant à la longue.

Pourquoi les gens ne peuvent-ils pas tout simplement se respecter les uns les autres quand ils partagent le même espace? Pourquoi y a t-il toujours un con qui a besoin de montrer que c'est lui qui a la plus grosse? Pourquoi y a t-il toujours un chauffard qui pense que parce que sa voiture est plus grosse que notre frêle petit vélo il peut faire ce qu'il veut?

Je crois qu'il va vraiment être temps de lancer une pétition massive pour que les contre-sens et toutes les pistes cyclables soient mieux protégées des intrusions des non-cyclistes!

(et puis il va être temps aussi de réduire un peu plus la place des voitures et des camions dans la ville, mais ça l'augmentation du prix du pétrole va peut-être réussir à le faire à la longue?)

17/06/2008

Vélib & moi (34)

Dans mon quartier, comme dans beaucoup de quartiers parisiens maintenant, il n'y a que des rues à sens unique. Aussi faut-il parfois faire de grands détours pour faire dix petits mètres.

Et comme les gens font ce qu'ils veulent, la seule question qu'ils se posent c'est "est-ce que je remonte la rue en sens interdit ou est-ce que je remonte le sens interdit en marche arrière?".

Evidemment ces conducteurs de voiture font la manoeuvre interdite à toute vitesse, histoire de prendre le moins de temps possible des fois qu'un véhicule arriverait dans le bon sens.

Evidemment ces gens ne voient pas les cyclistes qui arrivent, ni les enfants qui traversent la rue en ne regardant que dans le bon sens.

Il y a une maternelle juste en face de chez moi, une école un peu plus loin, un collège dans la rue d'à côté. Je suis très étonné qu'il n'y ait pas eu d'accident pour l'instant!

13/06/2008

Vélib & moi (33)

Il y a tout juste un an était lancée la carte Vélib. Le service n'était pas encore accessible, il ne le serait qu'un mois plus tard (mi-juillet), mais il y avait des stations de démonstration devant certaines mairies d'arrondissement et on pouvait commander son abonnement en perspective du jour J.

(bien sûr j'avais attendu que le service soit effectivement en place pour prendre mon abonnement annuel, je voulais voir les vélos avant, les essayer)

07/06/2008

Vélib & moi (32)

Avant de me déplacer régulièrement à vélo je pensais que les feux de détresse des voitures n'étaient à utiliser qu'en cas d'urgence.

Je constate maintenant que c'est juste une façon officielle de se garer n'importe où sans avoir à s'excuser et sans s'occuper du reste du monde.

Ainsi vous pouvez par exemple vous garez en double-file et aller prendre un verre au troquet du coin. Vous pouvez aussi boucher une rue avec une seule voie de circulation pour aller dire bonjour à votre copine au troisième étage de l'immeuble voisin. Et puis vous pouvez bien rester un quart d'heure comme ça au milieu de la route, ça ne gêne personne, n'est-ce pas?

01/06/2008

Vélib & moi (31)

Piste cyclable boulevard des Batignolles. Une large piste cyclable à deux sens sur le côté d'un large terre-plein central pour les piétons.

Soudain un enfant aux boucles rousses sur un vélo de 40 cm de haut me fonce dessus. Je parviens à l'éviter.

Trois mètres plus loin, je tombe sur un petit garçon et une petite fille dans la même tranche d'âge (6 ans?) sur des mini-vélo.

Je râle en disant à voix haute "mais où sont les parents?"

Un monsieur sur le bord de la piste me répond "ils sont là les parents (en parlant de lui), et ils sont sur la piste cyclable, comme vous".

Je ne lui ai pas proposé d'acheter une voiture à roulettes à ses enfants et de les mettre sur la route, mais je me suis dit qu'il y avait quand même de sacré-irresponsables sur terre.

23/05/2008

Vélib & moi (30)

Les pavés à Paris c'est peut-être très joli sur les routes et sur les places, mais à vélo ce n'est pas forcément très agréable et ça a tendance à glisser dès qu'il pleut!

18/05/2008

Vélib & moi (29)

Quand je rentre à vélib au milieu de la nuit ou au petit matin et que je vois tous ces gens qui s'entassent dans les bus de nuits ou qui essaient désespérément d'attirer l'attention d'un taxi, je me souviens sans nostalgie qu'avant je faisais moi aussi partie de cette foule là.

26/04/2008

Vélib & moi (28)

Putain Merde Pardon

C'était vendredi en sortant du boulot. En fin d'après-midi. Je prends un vélib à la borne juste en face pour rentrer tranquillement dans mon petit chez moi.

La petite rue est déserte, pas une seule voiture. Je monte sur mon vélo quand débouche en face de moi, à une dizaine de mètres, un couple de vélo. Je me dis que forcément ils vont me voir (il y a un soleil éclatant, et en plus ce jour là je portais une chemise à coquelicots rouges genre impossible de ne pas me voir), je ne bouge pas. Je me dis que quand on prend une rue à sens unique en sens interdit on regarde devant soi. Mais non. Elle ne me voit pas. J'aurais pu être une voiture, une mamie avec une canne, ou une poussette avec un bébé, c'était pareil. Elle ne me voit pas, et elle me rentre allègrement dedans.

Elle n'a eu que trois mots. Putain Merde Pardon. Et elle a continué à dévaler la rue en sens interdit à toute berzingue.

Oui c'était une femme. Oui elle était blonde. Mais bon, nous n'allons pas généraliser...?

10/02/2008

Vélib et moi (27)

Mais ça fait une éternité que je n'ai rien écrit sur ma vie à vélib! Oui je sais, ça ne vous a pas manqué, ce sont des notes que vous ne lisez pas. Mais bon, ce n'est pas parce que vous ne les lisez pas que je vais arrêter de les écrire (si je n'écrivais que dans l'espoir de susciter vos commentaires je serais bien malheureux...).

Aujourd'hui il faisait beau quand j'ai traversé Paris à vélib pour aller faire un tour dans le quartier chinois à l'occasion du défilé du nouvel an chinois (des photos à venir sur mon blog à photos?).

Il y avait donc beaucoup de gens qui faisaient du vélo. Et je n'ai pas pu m'empêcher d'être encore une fois étonné par le nombre de cyclistes qui pensent que les feux de circulation ne les concernent pas.

A chaque fois que je me suis arrêté à un feu rouge (oui, parce que moi je m'arrête quand le feu est rouge) je me suis fait doubler par un cycliste qui avait décidé de ne pas s'arrêter. A chaque fois. A tel point que je me suis même demandé à un moment si ce n'était pas moi qui n'était pas normal.

Suis-je trop psycho-rigide? J'ai surtout pleinement conscience que sur un vélo on est très fragile par rapport à une voiture ou même une mobylette, et que la moindre chute peut avoir des conséquences inenvisagées (quand je suis mort il y a quelques années, c'était un acident de vélo suite à un piéton qui avait traversé la route sans regarder, j'avais évité le piéton, j'étais passé sous la voiture à ma gauche..). Quand je conduis à Paris, j'ai généralement une conduite prudente.

En même temps ça ne veut pas dire que je me traîne. Je déteste me traîner. J'aime bien la vitesse. Mais j'essaie d'anticiper les croisements, les piétons qui traversent à l'improviste, les chiens qui tirent sur leur laisse ...et les vélos qui ne marquent pas les feux et débouchent sur ma trajectoire.

D'ailleurs je ne supporte pas les gens qui se traînent sur les pistes cyclables et qui refusent de vous laisser passer. En ce début d'après-midi, j'étais derrière une femme qui n'avançait pas. Je klaxonne pour lui signaler poliment que je vais doubler sur sa gauche, et elle me répond tranquillement qu'elle ne bouge pas, qu'elle ne se range pas, qu'elle n'est pas pressée. Soit! J'ai avancé, et elle a bien été obligée de se ranger. Non mais ho!

Il arrive aussi que ce soit moi qui fasse obstruction. Par exemple, cet après-midi toujours, du côté de Bastille, j'étais arrêté à un feu rouge. Il y avait une voiture sur ma droite, des voitures garées sur ma gauche. J'entends le cycliste derrière moi qui me demande si je peux avancer. Je lui réponds que je ne peux pas, que le feu est rouge. Il insiste en me demandant juste d'avancer un peu ma roue qu'il puisse se faufiler entre moi et la voiture. Je lui réponds que si j'avance je serai sur le passage piéton et que je ne suis pas un piéton. Vous savez quoi? Il n'était pas du tout content le monsieur. Oui, je suis aussi un vrai chieur!

Une autre anecdote? C'était ce soir en rentrant. En passant devant la gare de l'est je vois des gens qui passent sur le passage piéton avec leurs valises. Je m'arrête pour les laisser passer. Ils ont été surpris. Les vélo ne sont-ils pas supposer laisser passer les piétons sur les passages piétons?

Encore une petite râlerie pour la route? Moi les rollers qui pensent que les pistes cyclables sont aussi faites pour eux, ça me saoule.

A bientôt pour de nouvelles aventures à vélib!

03/01/2008

Vélib et moi (26)

Le dernier feu avant d'arriver à la maison. Machinalement je regarde le bar-tabac au coin de la rue. Il a quelque chose de changé. Les lumières sont plus vives. Les contours sont plus distincts. La photo est plus nette. Quelque chose a changé.

Un peu comme dans une soirée où le propriétaire rallume les lumières pour faire fuir les derniers clients qui s'éternisent et ne veulent pas partir, les lumières révèlent un nouveau décor dans sa crasse banalité et sa triste crudité. Soudain on a l'impression qu'il fait un peu plus frais, on se sent agressé, il faut partir.

D'habitude les rares fois où je rentre dans ce bar pour jouer au loto ou acheter un billet à gratter qui me rendra riche ad vitam aeternam je rentre en apnée pour ne pas respirer le nuage de fumée qui plane dans le lieu comme un mauvais brouillard.

C'est ça qui a changé. Le brouillard de fumée n'est plus...

14/12/2007

Vélib et moi (25)

Pour la première fois depuis cinq mois que je rentre du boulot à vélib tous les soirs, j'ai dépassé la demi-heure (33 minutes!!). Je n'en reviens pas!

12/12/2007

Vélib et moi (24)

Le coup de la laisse.

Temps froid ce matin, il n'y avait pas grand monde sur les routes et les stations de vélib étaient bien remplies.

Je descendais tranquillement le boulevard en direction du boulot quand je vois un petit chien qui décide de traverser la piste cyclable dix mètres devant moi.

Sauf que le petit chien était en laisse, et que son maître était de l'autre côté de la piste, et que je n'ai pas encore appris à sauter par dessus les cordes à vélo.

Heureusement le maître du chien a eu la présence d'esprit en entendant ma sonnette apeurée de traverser la piste pour rejoindre son chien.

Ca m'a fait penser à un ami qui en courant un soir aux Buttes-Chaumont s'est vautré parce qu'il n'avait pas vu la laisse entre un chien et son maître et s'était pris les pieds dedans. Il faut dire pour sa défense que le parc des Buttes-Chaumont n'est pas très éclairé le soir, et quand un chien se promène à cinq mètres de son maître il n'est pas forcément évident de faire le lien entre les deux.

Je vis une vie palpitante et pleine de dangers, vous ne trouvez pas?

11/12/2007

Vélib et moi (23)

Il y a des jours, des heures et des endroits où je ne devrais pas rouler en vélib.

Aujourd'hui exceptionnellement je suis rentré manger chez moi à midi. Et j'ai repris un vélib pour retourner au boulot sur les coups de quatorze heures. J'aurais mieux fait d'y aller tranquillement à pieds. Sur les dix minutes de trajet j'ai réussi à m'engueuler trois fois avec des gens qui obstruaient mon passage.

Première engueulade en sortant de chez moi, au début du boulevard Barbès côté Ordener. J'avance tranquillement sur la piste cyclable et je vois deux personnes qui arrivent en sens inverse sur la piste cyclable. Je klaxonne. Personne ne bouge. Ils m'ont vu, j'ai vu qu'ils m'avaient vu, mais ils continuent à avancer tranquillement sur la piste cyclable. Je continue à avancer tout aussi tranquillement, en jouant de ma sonnette en klaxonnant. Finalement je me suis arrêté en essuyant tranquillement la roue avant de mon vélib sur le pantalon de l'un des deux. Il y a un qui a quand même eu le culot de me dire que je pourrais faire attention. Je lui ai répondu de façon très lapidaire qu'il n'avait rien à foutre là...

Deuxième engueulade. Deux hommes qui traversent un carrefour en diagonale alors que je traverse la rue du Faubourg Saint-Denis. Je klaxonne pour signaler ma présence, et je me fais traiter de connard. Bien sûr j'ai répondu...

Troisième engueulade vingt mètres plus loin, à un endroit où je circule sur une rue en sens unique inversé mais avec un contre-sens matérialisé au sol pour les vélos. D'un seul coup le taxi qui arrive en face décide de s'arrêter (sans clignotant évidemment) et se colle contre le trottoir gauche, me coupant la route alors que j'arrive à sa hauteur. Je klaxonne et lui demande de me libérer le passage, en lui montrant bien que je suis sur une piste cyclable et qu'il empiète sur mon territoire. Il me répond "on n'est pas pressé, il y en a pour deux minutes". " Et bien si je suis pressé, moi, je n'ai pas deux minutes à perdre, alors tu vires de mon passage et tu fais pas chier" (oui, quand je suis énervé, je suis énervé). Il a maneuvré et il a poussé son taxi. Non mais ho!

Moi qui me disais justement la veille que j'étais calme ces temps-ci parce que j'avais réussi à ne pas envoyer valdinguer les trois scooters que j'avais trouvés tranquillement stationnés au milieu de ma piste cyclable (il y a des jours où je n'hésite pas à les envoyer ailleurs d'un bon coup de pied).

En général c'est un plaisir de se déplacer à vélib dans Paris, mais il y a des heures où ça devient facilement une plaie.

06/12/2007

Vélib et moi (22)

Aujourd'hui j'ai découvert une nouvelle espèce de véhicule hautement prioritaire: les tanks de la Brinks. Ca déboule à toute allure en klaxonnant à tout va et ça fonce dans le tas. J'ai vu plusieurs piétons qui ont manqué de se faire écraser par le bolide ce soir, et il est passé très très près de mon vélib (franchement j'ai même cru qu'il allait me rouler dessus!).

En fait on se croirait dans l'un de ces films américains où le suspense réside dans le fait que le véhicule ne doit pas descendre en dessous d'une certaine allure sous peine d'exploser. Hallucinant!

29/11/2007

Vélib et moi (21)

Jeudi matin, autour de huit heures. Temps gris, presque pleuvotant. J'attends à l'angle du boulevard de Magenta et de la rue La Fayette que le feu veuille bien passer au vert quand j'entends une voix derrière moi. Je me retourne et lui demande "c'est à moi que vous parlez?"

Elle me répond "oui, tu pourrais faire attention quand tu doubles, j'ai failli me manger le mec sur l'échelle"

Déjà je déteste les gens qui me tutoient d'emblée, ça m'agace. Moi je reste poli, je vousvoie.

Je suis d'autant plus agacé que la jeune fille roulait à deux à l'heure au milieu de la piste (elle peut pas rouler à droite comme tout le monde avec son vieux clou?), que j'ai eu un mal fou à la dépasser parce que j'avais beau jouer du klaxon elle n'entendait rien (franchement, c'est quoi cette façon de conduire avec des écouteurs dans les oreilles?), et que moi j'ai eu largement le temps de la doubler et de me rabattre pour éviter le bonhomme qui nettoyait l'abribus et dont l'échelle empiétait effectivement sur la voie cycliste.

Je l'ai regardé calmement, et je lui ai demandé "vous n'avez pas de frein?"

"Si, mais il pleut et ça glisse" (!!) Et puis elle a enchaîné sur le couplet "et puis de toutes façons vous les vélibeurs vous faites n'importe quoi, vous savez pas conduire, un jour vous prenez un vélo et vous vous croyez tout permis.."

A moi, Patrick, qui fais du vélo depuis mon plus jeune âge, elle a osé dire ça. Elle qui n'était manifestement pas en mesure de maîtriser son véhicule.

Mon mépris le plus profond s'est immédiatement affiché sur mon visage. Ma réponse a été brève, "cause toujours pauvre conne". Le feu était passé au vert et j'ai continué mon chemin.

Mais ils sortent d'où ces abrutis qui se permettent de faire la leçon aux autres alors qu'ils conduisent avec les oreilles bouchées des vieux vélos qu'ils ne maîtrisent absolument pas?

(pour info pauvre conne est mon insulte préférée avec connasse)

21/11/2007

Vélib et moi (20)

En ces périodes de grèves on découvre un nouveau comportement sur les voies et chaussées, l'anarchie. Chacun fait fait fait c'qui lui plaît plaît plaît!

Ainsi les piétons marchent où ils veulent, on voit surgir des rollers et des trottinettes un peu partout, des gens qui n'ont manifestement jamais fait de vélo de toute leur vie s'essayent en roulant un peu n'importe où, des voitures qui n'ont probablement jamais été conduites dans Paris s'y hasardent et innovent avec les règles de la circulation, sans compter les moto, mobylettes et autres bi-roues à moteur qui chevauchent aussi bien les trottoirs que les pistes cyclables et les couloirs de bus.

Ainsi on découvre des embouteillages monstres à tous les carrefours, où à ma grande surprise on ne voit aucun agent de la circulation. Seraient-ils eux aussi en grève ces temps-ci? S'ils ne le sont pas ils brillent par leur absence...

Je n'ai jamais été aussi prudent à vélo que ces jours-ci, et pourtant pas plus tard que ce matin j'ai failli me prendre un vélo qui venait de griller un feu rouge sur ma droite, et je me suis fait rentrer dedans alors que j'étais arrêté à un autre feu rouge par une personne qui apparemment ne savait pas où se trouvaient les freins sur son vélo et n'a trouvé que ce moyen pour s'arrêter.

Et vous, vous vous arrêtez quand vous arrivez à un feu qui est rouge?

09/11/2007

Vélib et moi (19)

L'avantage du vélib par rapport au vélo personnel, c'est que quand il pleut on n'est pas obligé de remonter sur son vélo pour rentrer chez soi.

Hier après l'entraînement à Vincennes il tombait des cordes quand nous sommes sortis du bar où nous prenons une bière post-effort et je ne me voyais pas re-traverser tout Paris sous ces trombes d'eau.

Hier j'ai pris le métro...

Vélib et moi (18)

A force de circuler à vélib, on en vient à se poser des questions qu’on ne se posait pas avant.

1/ Les 4x4 sont-ils des véhicules prioritaires ? Ils ne respectent pas les priorités à droite pour les vélos, ni les sens interdits. Ca ne devrait pas être interdit en ville ces machins là ?

2/ Où circulent les rollers ? Hier matin devant moi sur la piste cyclable il y avait une femme à rollers, je me suis demandé ce qu’elle faisait là. Mais je me suis aussi demandé où elle était supposée circuler. Sur la route ? Sur les trottoirs ? Quid des trottinettes à moteur ou des vélos électriques ?

3/ Les policiers à pieds sont-ils des citoyens prioritaires non soumis au code de circulation du piéton lambda ? Ce matin j’en avais deux tranquillement installés sur une piste cyclable très passante (nous roulions à la queue leu leu) pour dresser un constat à une mobylette, ni l’un ni l’autre n’ont bougé d’un centimètre devant le flot de vélos contraints de les contourner.

02/11/2007

Vélib et moi (17)

Paris, mercredi soir en rentrant du boulot. Je roule tranquillement sur la file de droite, longeant une longue file de voiture. Au carrefour, alors que toutes les voitures vont tout droit, soudain une voiture déboite et tourne à droite sans clignotant et en me forçant à ralentir brusquement pour ne pas lui rentrer dedans.

Est-ce

A. un taxi?

B. une voiture de police?

C. une voiture immatriculée dans le 93?

Bravo, la réponse est effectivement la B !

30/10/2007

Vélib et moi (16)

Huit heures passées. Boulevard Magenta. Je tends mon bras droit pour indiquer que je vais tourner dans la rue du Faubourg Saint-Denis. Je tourne. Et en même temps je freine de la seule main qui tient le vélo, la main gauche.

Sauf que le frein gauche c'est celui de la roue avant, alors que j'ai plutôt l'habitude de freiner de la roue arrière (le freinage est moins brutal).

Ma roue avant (qui avait déjà tourné) se bloque. Alors que ma roue arrière (qui n'a pas changé de direction) continue dans son élan.

Résultat?

La chaussée était humide, mon pneu devait être un peu trop lisse, et j'ai dérapé de pratiquement deux mètres, réussissant à ne pas me ramasser par terre par un contrôle sur-humain de ma main gauche pour maintenir le guidon à la verticale.

Dérapage sans conséquence, il n'y avait personne d'autre sur la chaussée, sauf que depuis j'ai le poignet douloureux.

Du coup je ne me sentais pas capable de tenir mon guidon en sortant du boulot ce soir (je n'ai même pas réussi à couper ma viande ce midi à la cantine), ça monte pour aller dans le 18e, et je suis rentré en métro...

13/10/2007

Vélib et moi (15)

Cet après-midi, alors que je prenais un vélib en face du musée du quai Branly (je venais de retirer mon dossard pour la course de demain), je fus interpellé par un couple de touristes britanniques (j'écris britannique parce que malgré leur t-shirt blanc aux couleurs de l'angleterre (il y avait un match de rugby ce soir) j'avais l'impression que leur accent était plutôt gallois qu'anglais) qui voulait comprendre comment je faisais pour prendre mon vélo directement à l'attache sans passer par la borne.

Et là j'ai eu un gros blanc, j'ai cherché mes mots, je ne savais plus comment dire "j'ai un abonnement", je cherchais désespérément dans ma tête le mot "abonnement" mais rien n'est venu, je m'en suis tiré avec un misérable "because i'm already registered, i've got a one-year ticket, which enables me to..."

Pour le reste de la conversation j'ai retrouvé mes mots, mais ça m'a quand même un peu choqué ce blanc. Moi qui me targue d'être parfaitement bilingue, qui bosse en anglais au bureau, qui passe ma journée à écrire des mails en anglais et à téléphoner aux quatre coins du monde, qui passe de l'accent américain à l'accent anglais en passant par l'Inde, le Panama, Hong-Kong ou l'Oman, qui lis et vais au cinéma en v.o., voilà que je ne trouve plus mes mots dans une simple conversation de rue. Il va être temps que j'aille me promener un week-end à Londres...

Sinon j'ai été un peu surpris de constater que les touristes aussi s'étaient appropriés le système vélib. Au départ je pensais que c'était plutôt un truc pour les habitants de la ville. Mon couple de gallois avait leur ticket d'abonnement pour la semaine, et ils avaient l'air très content du système.

Y a pas à dire, vélib pour bavarder avec les gens c'est vraiment bien. Les gens sont beaucoup plus ouverts et souriants sur leur vélo.

(d'ailleurs j'ai encore expliqué à une jeune fille comment fonctionnait le système aujourd'hui; elle avait son ticket d'abonnement mais ne savait pas comment prendre son vélo...)

Bon c'est pas tout, mais il va falloir que j'aille me coucher, sinon je ne vais pas être très frais pour courir mes vingt kilomètres demain matin. A demain!

06/10/2007

Vélib et moi (14)

Le samedi quand je descend en ville je marche. Je sais par expérience qu'il n'y a aucun vélib de disponible au départ du dix-huitième, toutes les stations sont vides ou avec des vélo hors-service. Néanmoins par habitude mon chemin passe par les différentes stations vélib.

J'étais presque arrivé à Barbès quand je vois à la station à laquelle j'arrive une femme qui repose son vélo. Je me dirige donc vers le vélo, et j'attends que la personne le libère.

Elle pose son vélo, elle attend que le voyant passe au vert, jusque là tout va bien.

Puis elle prend la veste qu'elle avait mise dans le sac sur le porte-bagage et l'enfile. Pourquoi pas? Elle ne peut pas ne pas savoir que j'attends, je suis planté en face d'elle à moins d'un mètre.

Elle vérifie que la veste est bien mise, puis cherche à nouveau dans son sac (toujours dans le porte-bagage du vélo) pour vérifier qu'elle a bien ses clefs. Elle les a.

Et puis ça continue, elle farfouille dans son sac, elle prend son temps.

Finalement, après quelques longues minutes, elle finit par enlever son sac du panier du vélo et s'en va nonchalamment, sans le moindre regard pour moi qui pendant tout ce temps patientait.

Je ne sais pas pour vous, mais moi quand je vois que quelqu'un attend le vélo que je viens de remettre, je ne fais pas exprès de prendre tout mon temps, j'enlève mes affaires et je laisse le vélo disponible...

Mais bon, la politesse et les bons usages ça ne s'apprend plus nulle part!

03/10/2007

Vélib et moi (13)

Je venais de faire mon jogging aux Buttes-Chaumont et j'allais prendre un vélib à la borne à la mairie du 19e pour rentrer chez moi quand la jeune fille à vélo m'a demander comment se rendre à la Butte Montmartre.

J'ai commencé à lui expliquer, mais elle ne me donnait pas l'impression de comprendre mes instructions, elle ne semblait pas du tout connaître le quartier.

Alors, vu que c'était plus ou moins sur mon chemin, je lui ai tout simplement proposé de me suivre, et arrivé sur le boulevard de la Chapelle je lui ai dit que c'était tout droit jusqu'à Barbès. Le mot a fait tilt dans sa tête, après elle connaissait le chemin. Nous nous sommes séparés au métro La Chapelle, où j'ai repris la direction Marx Dormoy pour rentrer chez moi.

Qui a dit que je n'étais pas un garçon serviable?

27/09/2007

vélib et moi (12)

Il faisait beau ce soir quand je suis sorti de ma formation dans le 13e. J'avais repéré une station vélib à côté de la station Corvisart (contrairement au coin où j'habite ou au centre de Paris, il n'y a pas de stations tous les cent mètres dans ce quartier), et coup de bol il y avait un vélo (et un seul!) disponible quand j'y suis arrivé. Donc ce soir je n'ai pas pris le métro pour rentrer, mais je me suis fait quarante-cinq minutes de vélo. Et croyez moi, c'est beaucoup plus agréable!

Un petit truc que j'ai découvert par hasard, et qu'il est bon de faire savoir. Parfois, quand vous arrivez à une station vélib, vous voyez des vélo dont la selle est à l'envers. Ne les prenez pas! C'est un truc des vélib-utilisateurs pour marquer un vélo qui à un défaut. De même si vous prenez un vélo et que vous vous apercevez au bout de dix mètres que les freins sont h.s. ou que le dérailleur ne fonctionne pas (chose dont vous ne pouvez pas vous rendre compte sans essayer le vélo), pensez en le remettant à tourner la selle, vous éviterez à un autre d'avoir le même désagrément. Parce que vous conviendrez comme moi que devoir patienter cinq minutes pour prendre un vélo quand on n'a pas utilisé trente secondes celui qu'on vient de remettre, c'est assez frustrant (surtout quand on voit les autres vélo vous partir sous le nez!).

04/09/2007

Vélib et moi (11)

J’étais en train de me dire que ça faisait quelque temps déjà que je ne vous avais pas parlé de vélib.

Au mois d’août je n’avais pas pris de coupon mensuel de carte orange, et je n’avais même pas utilisé un carnet de tickets sur tout le mois. Je m’étais déplacé pratiquement exclusivement à vélib. Je n’ai pas été aussi présomptueux pour le mois de septembre, j’ai pris un coupon mensuel de carte orange, même si j’espère ne pas avoir à beaucoup l’utiliser. Ca dépendra de la météo en fait (oui, pour l’instant je suis passé entre les gouttes, mais s’il doit vraiment pleuvoir je prendrais le métro).

Septembre est là, c’est la rentrée, et le retour des embouteillages. J’ai modifié mon trajet pour rentrer chez moi le soir sans respirer trop de pots d’échappement. Et tout autour de moi j’entends des gens qui disent que ça devient dangereux, que trop de gens font n’importe quoi.

J’entends même des gens qui disent que ce serait de la faute des vélib’eurs, ces nouveaux utilisateurs de vélo qui n’ont jamais fait de vélo de leur vie et conduisent n’importe comment. Je m’insurge !

Moi qui suis un utilisateur quotidien de vélib, je roule sur les pistes cyclables, je m’arrête aux feux rouges, je ne roule pas sur les trottoirs, et je ne prends pas les rues à sens unique en sens inverse.

Par contre il m’arrive quotidiennement quand je suis arrêté à un feu rouge de me faire doubler par un vélo (pas un vélib, un vélo personnel) qui estime que les feux de circulation ce n’est pas pour lui.

Il m’arrive régulièrement dans une rue (ou une piste cyclable) à sens unique de me retrouver nez-à-nez avec un cycliste (et pas un vélib’eur) qui roule en sens interdit.

Alors non, qu’on arrête de dire que ce sont les vélib’eurs qui foutent la merde ! (désolé pour l’expression, c’est un cri du cœur)

Et puis bien sûr, il y a les voitures qui prennent les sens interdits à reculons, ou qui se garent sur les pistes cyclables, ou qui refusent de vous laisser votre priorité à droite et tournent sans vous regarder et sans se soucier de couper votre trajectoire.

Alors quand j’entends que la police a reçu des consignes pour être un peu plus sévère envers les vélo qui roulent n’importent comment, soit. Mais qu’elle le soit aussi pour les cyclistes non vélib’eurs et les voitures.

Sinon la bonne nouvelle du jour, c’est qu’il y a une nouvelle station vélib juste sur le trottoir devant mon boulot (avant j’avais cent mètres à faire, c’était énorme !). Elle est pas belle la vie ?

21/08/2007

Vélib et moi (10)

Une envie de glace au melon place Beaubourg en sortant de la douche après son jogging du soir? Avant on se disait qu'il fallait prendre le métro jusqu'aux Halles sur l'étouffante ligne 4 et l'envie de glace passait. Maintenant on prend un vélib en bas de chez soi, un quart d'heure après il vous dépose place Beaubourg, et à vous la bonne glace au melon. Vélib? la liberté retrouvée!

19/08/2007

Vélib et moi (9)

Dans mon courrier de la semaine il y avait la carte d'abonnement annuel vélib. Plus besoin maintenant de passer par la borne pour retirer un vélo, plus besoin de faire la queue aux heures de pointe. Je choisis mon vélo, je passe ma carte sur le lecteur du point d'attache, et à moi les rues de Paris. Elle est pas belle la vie?

04/08/2007

Vélib et moi (8)

Conclusion de l'épisode précédent.

En me réveillant en début d'après-midi j'ai téléphoné à monsieur vélib-de-paris, je lui expliqué ce qui m'était arrivé, je lui ai indiqué la station où j'avais laissé mon vélo (si ça vous arrive, pensez à relever le numéro de la borne où vous laissez votre vélo), et tout est bien qui finit bien. Je ne serai pas facturé pour une utilisation du vélo que je n'ai pas faite, ma caution ne sera pas débitée, et j'ai même pu utiliser mon abonnement cet après-midi pour aller faire du shopping. Elle est pas belle la vie?

Vélib et moi (7)

Ca y est, ça m'est arrivé.

Cette nuit à deux heures et quart j'ai enclenché mon vélib à une borne mais la diode n'est pas revenu au vert, elle a viré au rouge. Ce qui veut dire que mon vélo n'est pas enregistré comme rendu. Qu'est-ce qu'on fait dans ces cas là?

J'ai appuyé sur le bouton "aide" sur la borne, mais une voix m'a répondu que le service serait mis en service prochainement. J'ai pris mon portable et appelé le numéro qui était sur la borne, mais ils n'ont pas de service de nuit, il faudra que je rappelle pendant les heures diurnes.

Donc ce matin je ne suis pas rentré chez moi à vélo... (en fait comme il faisait beau je suis rentré à pied)

Bon, ce n'est pas tout, mais je commence à avoir un peu sommeil, je vais me coucher. A plus tard!

03/08/2007

Vélib et moi (6)

Piste cyclable du côté de Barbès. Tard dans la nuit. Je klaxonne deux personnes qui bavardent sur la piste cyclable. Personne ne bouge. Je re-klaxonne. Personne ne bouge. Finalement je suis contraint de m'arrêter en arrivant à leur hauteur. Et l'un des deux me demande: "vous vendez des glaces?"

J'étais à deux doigts de lui foutre mon poing dans la gueule.

Mais l'ivrogne a eu l'air de trouver sa blague très spirituelle...

31/07/2007

Vélib et moi (5)

Le feu était rouge. Il m'a vu enfilé mon coupe-vent jaune et il s'est douté que j'allais prendre un vélo à la station de vélib sur le trottoir d'en face. Il restait trois vélo.

Eh bien il a accéléré le pas pour arriver à ma hauteur, a grillé le feu rouge bien que des voitures passent, et couru vers la borne pour y être avant moi. Il y avait des vélo pour nous deux, mais monsieur voulait être le premier. J'ai trouvé ça franchement mesquin (mais bon il y a des gens comme ça).

D'autant plus qu'il y a une station dans la rue d'après (à même pas cinquante mètres) où il y a toujours des vélo le matin à cette heure ci (il en restait d'ailleurs une dizaine quand je suis passé devant avec mon vélo). Mais bon, on est petit ou on ne l'est pas...

30/07/2007

Vélib et moi (4)

Bilan au bout d'une semaine d'utilisation: ça me convient parfaitement, mais ce serait encore mieux si toutes les stations fonctionnaient (mais je constate néanmoins une nette amélioration de la situation, et maintenant j'ai repéré les stations qui fonctionnent bien sur mes parcours).

En fait toute la semaine j'ai été au boulot en vélo, et tous les soirs je suis rentré du boulot à vélo. Chaque fois que je suis descendu aux Halles, ou à Bastille, ou dans le Marais, où au Louvre, que j'ai été au ciné, à la fnac, me balader ou traîner dans le marais, j'ai pris un vélo.

En fait j'ai hâte de recevoir mon abonnement annuel pour ne plus avoir à passer par les bornes où il faut parfois faire la queue. Sans compter les stations sans bornes, qui ne sont accessibles qu'aux détenteurs d'un abonnement annuel.

Par contre j'ai aussi appris quelque chose d'important en une semaine de vélo à Paris. Le plus dangereux pour les vélo ce ne sont pas les voitures, non, ce sont les piétons et les autres vélo.

Les piétons qui n'ont aucune idée de ce qu'est une piste cyclable et qui pensent que c'est juste un trottoir élargi où on peut s'arrêter tranquillement pour téléphoner avec son portable (ou, variante, marcher tranquillement avec son lecteur mp3 dans les oreilles histoire d'être certain de ne pas être dérangé par les klaxons des vélo qui auraient l'idée saugrenue de vouloir passer par là).

Les vélo qui conduisent n'importe comment. J'ai l'impression qu'avec l'effet de mode vélib beaucoup de gens qui n'ont manifestement jamais fait de vélo de leur vie se mettent à en faire parce que ça fait branché, et ils font n'importe quoi (conduite sur les trottoirs, en sens interdit sur les pistes cyclables, en sens interdit partout d'ailleurs, non respect des feux rouges, incapacité à s'arrêter sous peine de perdre son équilibre, conduite à trois de front dans les couloirs de bus... du grand n'importe quoi. Vivement qu'il pleuve que l'effet mode redescende un peu!)

Petite déception, je n'ai senti aucun tiraillement dans mes cuisses pour l'instant, mais je me flatte d'avoir la cuisse déjà ferme à l'état naturel (mes jambes au cas où vous ne le sauriez pas encore sont la seule partie de mon corps que j'aime).

24/07/2007

Vélib et moi (3)

Samedi soir j'ai pris un vélo à l'angle des rue Stephenson / Doudeauville pour descendre en ville. C'est très agréable de fendre la nuit noire en sentant le vent vous caresser le visage. Surtout quand on pense au sauna qu'est la ligne 4 du métro. J'ai descendu tranquillement les boulevards Barbès, Magenta, j'ai tourné rue du Faubourg Saint-Martin, bifurqué dans la rue Réaumur pour pouvoir prendre la rue de Beaubourg (vous me suivez toujours?). J'ai finalement abandonné mon vélo sur le boulevard Sébastopol pour aller danser. Vélib? Moi j'adore!

Par contre je n'ai pas eu la même chance pour rentrer chez moi à quatre heures du matin. Il y avait la queue à la station où j'avais déposé mon vélo (angle Sébastopol / Rambuteau) et pas assez de vélo pour tout le monde (mais ils sortent d'où tous ces gens là à quatre heures du matin?). J'ai été à la station voisine où j'avais pris mon vélo dans l'après-midi (rue de la Cossonnerie, en face du forum des halles), mais la station était hors circuit. Il y avait une autre station sur le côté du forum, mais elle était sans vélo. Finalement mon vélo je ne l'ai trouvé qu'au bas de la rue Montmartre. Mais quel plaisir ensuite de remonter dans mon dix-huitième par ces rues désertes, quelle sensation de liberté!

Vélib c'est bien, le problème c'est qu'il faut d'abord trouver un vélo accessible... Et puis, mine de rien, je n'ai pas pris le métro depuis que je suis rentré du boulot vendredi soir, et la ligne 4 ne me manque pas du tout.

Velib et moi (2)

Vendredi j'ai pris un abonnement vélib d'une semaine et j'ai testé le service. Conduire à vélo dans Paris le soir quand le gros des voitures est passé s'est révélé très agréable. J'avoue, vu le nombre de chauffards qui conduisent, que je n'étais pas certain au départ que faire du vélo à Paris soit vraiment un plaisir. Mais avec toutes les pistes cyclabes qui ont été aménagées, c'est réellement très agréable.

Samedi après-midi, il faisait beau, je me suis dit que j'allais à nouveau prendre un vélib plutôt que de prendre le métro pour descendre aux halles. Manque de pot, ça n'a pas été possible. La station rue Ordener affichait toujours le même message d'erreur que la veille, la station rue Riquet était en attente de connexion, et il n'y avait pas de vélo à la station rue Stephenson. J'ai croisé d'autres stations en remontant la rue Doudeauville jusqu'à Château-Rouge (c'est bien cette histoire, ça vous fait en même temps découvrir mon Paris, lol), mais aucune ne fonctionnait. En fait je suis descendu aux halles à pied. J'ai bien croisé d'autres stations sur mon chemin, mais soit elles ne fonctionnaient pas, soit elles n'avaient pas de vélo disponibles.

En résumé, c'est bien vélib, mais il ne faut pas trop compter dessus...

(par contre au retour en sortant des halles avec mon dvd de Tu marcheras sur l'eau j'ai miraculeusement trouvé une station vélib qui fonctionnait (enfin elle fonctionnait pour ceux qui avaient déjà un abonnement, parce que pour les autres, impossible, elle n'acceptait aucune carte bancaire) et qui avait des vélo, et je suis rentré à la maison en vélib)

21/07/2007

Velib et moi (1)

Vélib. Si vous me connaissez un tant soit peu, vous vous doutez bien que j'allais l'essayer un jour. Il y a longtemps que j'hésite à acheter un vélo. Sauf qu'un vélo, il faut un endroit pour le ranger quand on ne s'en sert pas, il faut l'entretenir, et il faut ne pas se le faire voler. Avec vélib pas de problème de rangement, pas de problème d'entretien, et aucun risque de ne pas retrouver son vélo quand on le gare dans la rue. Que du bonheur!

Je ne me suis pas rué sur le service dès sa mise en service dimanche dernier, j'ai attendu de voir un peu comment ça fonctionne. Puis je me suis lancé.

Jeudi en sortant de mon rendez-vous chez le dermato je me suis arrêté à une station vélib, mais malheureusement pour moi il n'était pas possible de s'abonner sur cette station. J'ai été faire un tour chez Naturalia et je suis rentré tranquillement chez moi à pied.

Hier soir vendredi, je suis sorti de chez moi avec la ferme intention de prendre un vélo pour aller au ciné. Je me suis dirigé vers la station juste à côté de chez moi, rue Boinod. Malheureusement cette station n'est pas encore en service. J'ai donc remonté la rue pour aller à la station qui se trouve au croisement avec la rue Ordener. Manque de pot, la borne affichait un message d'erreur.

J'avais remarqué en rentrant à pied du boulot une station à l'angle des rues Doudeauville et Stephenson. Je m'y rends. Il y avait un vélo avec une lumière verte et la borne fonctionnait. J'ai pris mon abonnement pour la semaine. Puis j'ai voulu prendre un vélo. La borne m'a répondu qu'il n'y avait aucun vélo de disponible (alors qu'il était devant moi, grrrr!).

Entre-temps un jeune homme était apparu derrière moi. Il pensait que je venais de déposer mon vélo et voulait le reprendre. Donc je lui ai appris qu'il n'était pas disponible, et nous avons marché ensemble jusqu'à la station rue Riquet en bavardant (oui, il m'arrive de bavarder avec des inconnus).

Arrivé rue Riquet, il n'y avait qu'un vélo disponible, mais le temps qu'on approche de la borne le vélo avait été pris par une femme qui avait déjà son abonnement annuel (donc pas besoin de passer par la borne). Zut!

Finalement je me suis dit que j'allais descendre aux halles à pied, comme d'habitude. Et puis en passant à la gare du nord j'ai vu des vélo, et j'ai réussi à prendre un vélib. Du coup je suis même arrivé à l'heure pour ma séance de ciné.

Aucun problème pour le retour, j'ai pris un vélo en sortant du ciné et je l'ai déposé rue Riquet (la station rue Ordener affichait toujours le même message d'erreur). J'ai vérifié que mon retour de vélo était bien enregistré et je suis rentré à la maison, après avoir échangé quelques phrases avec un joli garçon qui avait déposé son vélo mais dont la diode était passée au rouge au lieu de redevenir verte et la borne lui disait qu'il n'avait pas rendu son vélo. Apparemment il y a des petits problèmes informatiques sur le système...

C'est bien vélib, c'est pratique, vivement que la station en bas de chez moi fonctionne...

17/07/2007

Velib (0)

J'ai l'impression que c'est bien parti vélib à Paris, j'en vois plein partout depuis hier. Il faut dire aussi qu'il fait beau ces jours ci et que beaucoup plus de gens ont sorti leur vélo.

N'empêche je n'ai jamais vu autant de vélo à Paris que ce soir place du Châtelet en attendant l'homme marié qui était en retard (le boulot..). Nous avons pris un verre sur la place Stravinsky et c'était très agréable; j'adore Paris quand il fait beau et pas trop chaud.

L'auteur

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